17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 20:19

La Vache qui rit, célèbre à travers le monde, est née à Lons-le-Saunier (Jura) en 1921 grâce à Léon BEL. L'illustrateur Benjamin RABIER avait alors imaginé sa bouille souriante et Léon BEL avait ajouté ses boucles d'oreilles en forme de boite de fromage.


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Photo issue d'une annonce sur le boncoin.fr


Aujourd'hui, le groupe BEL, aidé des collectivités locales, ouvre le musée de la Vache qui Rit dans une maison écolo à Lons : ouverture au public prévue Jeudi 21 Mai 2009, pour l'Ascension.


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Photo issue d'une annonce sur le boncoin.fr


Le musée, construit sur les lieux même de la première usine de fabrication, a coûté 10 millions d'euros, dont 9 millions investis par le groupe BEL, le reste par le Conseil Régional de FC, le Conseil Général du Jura et la Ville de Lons-le-Saunier.


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Photo issue d'une annonce sur le boncoin.fr


Le groupe BEL emploie aujourd'hui 12000  personnes, et fabrique :

Vache qui Rit,
Leerdammer,
Kiri,
Babybel,
Boursin,
Apéricube,
Cousteron,
Syrtos,
Port Salut,
Sylphide,

dans 27 usines dont deux en Franche-Comté : Lons-le-Saunier et Dole.



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Photo issue d'une annonce sur le boncoin.fr


La Vache qui Rit se vend sur les 5 continents, dans plus de 120 pays. Toutes les 20 secondes, 2300 portions de Vache qui Rit sont englouties dans le monde. (Statistiques tirées de http://www.bel-tchizbox.com/)

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 08:33

Pour compléter mon article CIMETIERE DES PESTIFERES, rubrique AUTRES COINS PAS ORDINAIRES, je vous livre ici le contenu du  "panneau explicatif" de la commune de Recologne, visible sur le site :


1630-1640 : une décennie marquée par deux tragédies

Le peste de 1632 :

Pendant des siècles en Europe, la peste fit la guerre à tout le genre humain, une guerre terriblement meurtrière n'épargnant ni jeunes, ni vieux, ni riches, ni pauvres, ni citadins, ni paysans. On considère qu'en europe au XVIIe siècle, la moitié de la population périt dans cette épidémie.

La peste de 1632 à Recologne et dans les environs fut particulièrement dévastatrice. Les villages contaminés étaient désertés. Des hommes appelés "corbeaux" étaient chargés d'enlever les cadavres et de "purifier" les habitations. Les cadavres étaient si nombreux que l'inhumation dans les enclos paroissiaux, terre bénite qui assurait l'accès au ciel, n'était pas possible. Parfois même, grande hantise d'autrefois, les malades mouraient sans confession.

Cet abondance de morts obligea à ouvrir des fosses à l'écart du village dans lesquelles les cadavres étaient déversés sans cercueil ni linceul.

La guerre de Dix ans :

En 1635, lors de la Guerre de Trente ans, la France déclare la guerre à l'Espagne entraînant le Comté de Bourgogne (Franche-Comté) dans la période la plus noire de son histoire.

Bernard de Saxe, dont Richelieu s'était assuré les services, commençait sa terrible campagne. Toute la Franche-Comté porte comme une terrible plaie l'invasion des reîtres suédois qui égorgeaient, empalaient, brûlaient, tuaient, dévastaient avec des raffinements de cruauté.

Le village de Recologne, déjà décimé par la peste, fut proprement anéanti.

Les registres paroissiaux confirment les conséquences de ces deux fléaux : aucun mariage entre 1636 et 1637, un en 1638, deux en 1641. Deux naissances en 1636 mais déjà 27 en 1644. Le village reprenait lentement vie.

Une volonté d'effacer le passé :

Dès 1644, année où se retirèrent les Français de la Comté, la population rescapée et les nombreux immigrants (venus d'Alsace, de Savoie et de la Suisse) conjuguèrent leurs efforts pour redonner vie à la région.

Recologne fur alors reconstruit à son emplacement actuel.

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 21:47

C'était une fin d'après-midi, il y a quelques années, l'orage grondait au loin, les arbres commençaient à s'agiter sérieusement. Plus je m'enfonçais dans cette forêt, plus il faisait sombre.

J'arrivais de Ruffey-le-Château, en VTT, par les bois, sur un étroit sentier. Je n'étais jamais passé par là et j'espérais rejoindre rapidement une route goudronnée pour m'orienter et rentrer avant la pluie, et surtout avant l'orage... Ne pas rester sous les arbres !

Le site de cet ancien cimetière n'était pas signalé, je me suis retrouvé là par hasard. Seul un petit panneau "Cimetière des Pestiférés 1632", cloué sur un arbre, indiquait au voyageur téméraire où il se trouvait :




Au sol, une vieille pierre en disait un peu plus :




"A LA MEMOIRE
DES HABITANTS DE RECOLOGNE
VICTIME DE LA PESTE
EN 1632
GUERRE FAMINE PILLAGE
ET INCENDIE
DESTRUCTION DE RECOLOGNE
1637 - 1639


Dans ce contexte, par ce temps et cette obscurité tombante, mieux vallait ne pas trop laisser aller son imagination. Un bruit grinçant, une sorte de hurlement continu non identifié, ajoutait à cette ambiance sinistre.

Un bon coup de pédale m'éloigna rapidement de ce lieu chargé d'histoire.

Dimanche 5 avril 2009 : Aujourd'hui, l'endroit a bien changé. Si vous vous garez à Recologne, vous pourrez aisément vous y rendre à pied. Vous commencerez par trouver l'origine des hurlements :




Un peu plus loin, un arbre torturé vous rappellera qu'une tornade avait frappé la vallée de l'Ognon en Juin 1999, six mois avant la célèbre tempête de Décembre 1999 :




Le chemin d'accès a été entièrement transformé. Fini le petit sentier tortueux et étroit. Aujourd'hui, une belle allée herbeuse bordée de petits sapins vous guide.




J'ai compris à cet endroit que je ne revivrais pas les sensations anciennes : impossible... Egoïste, j'étais déçu !




Le site a été aménagé. La forêt s'est éclaircie. Des bancs invitent le promeneur au repos et au souvenir.




Quelques dizaines de mètres plus loin, l'épaisse forêt est coupée en deux : verrue ? ou progrès inévitable ? Vous êtes sur le chantier TGV :







Voir mon article LA LGV DANS NOTRE REGION, rubrique GRANDS CHANTIERS.

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 23:27



Insolite...

A Virey (70), village rattaché à la commune d'Avrigney, une brocante permanente occupe plusieurs bâtiments de ferme au centre du village.




Toute l'année et 7 jours/7, vous y trouverez des meubles anciens et de style, ainsi que des objets variés, dans une ambiance tout à fait singulière. On peut parler sans exagérer de "visite guidée" ; le guide connait tous les meubles, il vous fera l'article en vous racontant une petite anecdote pour chacun ! Vous aurez certainement droit à un bonbon sorti de sa poche...






"L'homme debout", meuble en chêne, très rare du XIXe siècle, à gauche sur la photo : selon le maître des lieux, la Reine n'étant pas très fidèle, comme toutes les femmes (le Roi étant apparemment un Saint !), elle avait fait créer ce meuble pour y cacher ses amants. L'apparence trompeuse du meuble (2 parties avec un faux tiroir au centre) éloignait les soupçons du Roi lorsqu'il rentrait à l'improviste !




Trophée "Identité et attractivité du territoire"
dans la catégorie "Tourisme"
aux Trophées de l'Entreprise 2008...

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 08:50

Beaucoup d'immeubles anciens du centre ville de Besançon abritent des escaliers à ciel ouvert... technique qui permettait d'offrir un ensoleillement maximum des cours fermées sans empiéter sur le volume des appartements. Pour gagner de la place, les escaliers sont installés à l'extérieur, accrochés aux maisons voisines, en pierre avec des ferronneries dans les maisons nobles, en bois dans les maisons locatives.


Escalier 13 rue Battant. Source : racines.comtoises.net


J'ai toujours été sous le charme... Certainement parce que ma grand-mère habitait au 46 rue Battant et que, à chaque visite, il fallait grimper cet escalier en bois, chargé d'histoire. J'adorais, d'étage en étage, jeter un oeil par dessus la rambarde sur les fenêtres en contre-bas, vue imprenable, inhabituelle, inattendue. J'adorais monter au grenier ou descendre jusqu'à la cave, accessible après avoir traversé une cour intérieure fermée. J'enviais les chats du voisinage qui, me semblait-il, habitaient un paradis. J'ai toujours aimé cet endroit, les odeurs, les craquements du bois sec... J'aime toujours Battant, quartier où est née ma maman...


Escalier 53 Grande Rue, époque Louis XV. Source : racines.comtoises.net


On trouve également beaucoup d'escaliers à Besançon pour grimper d'un quartier à un autre, sans doute à cause de la typologie des lieux et des fortes courbes de niveaux. Comment monter à la Citadelle autrement que par un escalier ?


Escalier montant à la Citadelle, côté Tarragnoz.


Voici un recueil de "morceaux choisis" :


Escalier 103 Grande Rue. Source : racines.comtoises.net


Escalier 6 rue de Pontarlier. Photo : Daniel Foltete sur besancon.fr


Escalier 64 Grande Rue. Source : racines.comtoises.net


Escalier 67 Grande Rue. Source : racines.comtoises.net


Escalier 72 rue des Granges, époque Louis XV. Source : racines.comtoises.net


Escalier montant aux appartements du Préfet (Préfecture). Photo : Alexandre Choppe sur besancon.fr


Escalier Rue d'Arênes, époque Louis XV. Source : racines.comtoises.net


Escalier rue Mégevand. Photo : Denis Giraudot sur besancon.fr


Escalier montant à la Citadelle, côté Rivotte.


Idem, jolie ballade...

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