18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 08:50

Beaucoup d'immeubles anciens du centre ville de Besançon abritent des escaliers à ciel ouvert... technique qui permettait d'offrir un ensoleillement maximum des cours fermées sans empiéter sur le volume des appartements. Pour gagner de la place, les escaliers sont installés à l'extérieur, accrochés aux maisons voisines, en pierre avec des ferronneries dans les maisons nobles, en bois dans les maisons locatives.


Escalier 13 rue Battant. Source : racines.comtoises.net


J'ai toujours été sous le charme... Certainement parce que ma grand-mère habitait au 46 rue Battant et que, à chaque visite, il fallait grimper cet escalier en bois, chargé d'histoire. J'adorais, d'étage en étage, jeter un oeil par dessus la rambarde sur les fenêtres en contre-bas, vue imprenable, inhabituelle, inattendue. J'adorais monter au grenier ou descendre jusqu'à la cave, accessible après avoir traversé une cour intérieure fermée. J'enviais les chats du voisinage qui, me semblait-il, habitaient un paradis. J'ai toujours aimé cet endroit, les odeurs, les craquements du bois sec... J'aime toujours Battant, quartier où est née ma maman...


Escalier 53 Grande Rue, époque Louis XV. Source : racines.comtoises.net


On trouve également beaucoup d'escaliers à Besançon pour grimper d'un quartier à un autre, sans doute à cause de la typologie des lieux et des fortes courbes de niveaux. Comment monter à la Citadelle autrement que par un escalier ?


Escalier montant à la Citadelle, côté Tarragnoz.


Voici un recueil de "morceaux choisis" :


Escalier 103 Grande Rue. Source : racines.comtoises.net


Escalier 6 rue de Pontarlier. Photo : Daniel Foltete sur besancon.fr


Escalier 64 Grande Rue. Source : racines.comtoises.net


Escalier 67 Grande Rue. Source : racines.comtoises.net


Escalier 72 rue des Granges, époque Louis XV. Source : racines.comtoises.net


Escalier montant aux appartements du Préfet (Préfecture). Photo : Alexandre Choppe sur besancon.fr


Escalier Rue d'Arênes, époque Louis XV. Source : racines.comtoises.net


Escalier rue Mégevand. Photo : Denis Giraudot sur besancon.fr


Escalier montant à la Citadelle, côté Rivotte.


Idem, jolie ballade...

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 16:02

VICTOR HUGO est né à Besançon le 26 février 1802. Il est mort à Paris le 22 mai 1885 à l'âge de 83 ans.


VICTOR-HUGO-1883
Victor Hugo en 1883 (Photo : Wikipedia)


Ecrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé, dessinateur.... son oeuvre est monumentale !


MAISON-NATALE-VICTOR-HUGO.jpg
Maison natale de Victor Hugo, place du Capitole. On donnera à cette place le nom du plus illustre de ses enfants en mars 1879, du vivant du poète. (Photo : besancon.fr)



PLAQUE-VICTOR-HUGO.jpg
Plaque apposée sur la maison natale de Victor Hugo (Photo : Annie Fusis sur besancon.fr)


Concernant Victor HUGO, je ne me risquerai pas à essayer de résumer sa vie en quelques lignes, je m'en sens bien incapable... Pour ceux que ça intéresse, l'article qui lui est consacré sur Wikipedia est imposant. Vous y trouverez beaucoup de choses :

http://wikipedia.org/wiki/Victor_Hugo


PLACE-VICTOR-HUGO.jpg
Place Victor Hugo (Photo : Renaud Houillon sur besancon.fr)


STATUE-VICTOR-HUGO-Granvelle.jpg
Statue de Victor Hugo, dénommée à l'origine "Monument de Victor Hugo". Cette statue a été réalisée par le sculpteur bisontin Just Becquet (1829-1907). Elle se situe sur la promenade Granvelle. (Photo : Brice Carré sur besancon.fr)


Pour les autres, voici l'essentiel :

"Fils d'un général d'Empire
souvent absent, Victor Hugo est élevé surtout par sa mère. Alors qu'il est encore élève au lycée Louis le Grand, il se fait connaître en publiant son premier recueil de poèmes, "Odes" et obtient, pour celui-ci, une pension de Louis XVIII. Chef d'un groupe de jeunes écrivains, il publie en 1827 sa première pièce de théâtre en vers, "Cromwell", puis "Orientales" et "Hernani". Il s'impose comme le porte-parole du romantisme aux côtés de Gérard de Nerval et de Gautier. En 1831, il publie son premier roman historique, "Notre-Dame de Paris", et en 1838 son chef d'oeuvre romantique "Ruy Blas". En 1841, il est élu à l'Académie Française. En 1843, la mort de sa fille Léopoldine le déchire et le pousse à réviser son action. Il entame une carrière politique. Elu à l'Assemblée constituante en 1848, il prend position contre la société qui l'entoure : la peine de mort, la misère, l'ordre moral et religieux. C'est en 1862 que Victor Hugo termine "Les Misérables", immense succès populaire à l'époque. Fervent opposant au coup d'Etat du 2 décembre 1851, il doit prendre le chemin de l'exil jusqu'en 1870. Installé à Jersey et Guernesey, il écrit "Les Châtiments", et "Les Contemplations". De retour en France, à plus de 60 ans, il entame la rédaction de "La légende des Siècles". Poète romantique, dramaturge en rupture avec les codes classiques, et auteur de romans mythiques, Victor Hugo a connu la gloire populaire et la reconnaissance de ses pairs."
Source : Evene.fr


COLLEGE-VICTOR-HUGO.jpg
Le lycée Victor Hugo (8 rue du Lycée) est l'ancien collège des Jésuites (établi à Besançon de la fin du 16e siècle à 1765), devenu école centrale, puis lycée de Besançon. Il portera le nom de Victor Hugo à la mort de l'écrivain en 1885. En 1980, le lycée est transféré à Planoise (1 rue Rembrandt) et garde le nom de Victor Hugo. Les bâtiments du centre ville deviennent alors collège du Centre, puis collège Victor Hugo en 1986. (Photo : Nicolas Daubigney sur besancon.fr)


STATUE-VICTOR-HUGO-Esplanade.jpg
Statue de Victor Hugo sur l'Esplanade des Droits de l'Homme, davant la Mairie (Photo : Annie Fusis sur besancon.fr)


VICTOR-HUGO-PAR-RODIN
Buste de Victor Hugo par Auguste Rodin (Photo : Wikipedia)

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 10:35

La Franche-Comté est un pays de familles nombreuses. Les familles nombreuses ayant souvent du mal à vivre, beaucoup de Comtois, surtout à partir du 19e siècle, allaient travailler à Paris. Quand ils revenaient au pays, s'ils avaient réussi, il leur arrivait de se vanter, d'être "glorieux" comme on dit par chez nous.

Ceux qui étaient restés au pays, qui s'étaient enracinés, n'appréciaient pas les exilés ni leurs manières, et disaient d'eux :

"Comtois à tête creuse parti à Paris
en revient bien mal appris"

Les vieux Comtois disaient aussi, en montrant Paris du poing :

"Jaimâ bons vents ne bounes gens,
ne sont v'nus de c'te sens"

(Jamais bons vents ni bonnes gens
ne sont venus de ce sens)

C'est un proverbe que l'on retrouve dans de nombreux villages comtois à l'adresse de villages voisins.

Source : Proverbes et dictons de Franche-Comté de Robert BICHET

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 08:32

Maladie infectieuse d'origine alimentaire, très présente dans l'Est de la France, le Nord de la Suisse et le Sud de l'Allemagne.

EN FRANCHE-COMTE, MIEUX VAUT NE PAS CONSOMMER CRUS LES FRUITS DE SA CUEILLETTE : mûres, fraises des bois, baies, pissenlits... (sauf cueillis à plus de 1 mètre du sol). Il faut cuire les aliments, un simple lavage ne suffit pas, et la congélation est inefficace.

Les echinococcoses alvéolaires sont des parasitoses liées au développement de tenias chez les mammifères herbivores et omnivores, transmissibles à l'homme. Maladie très rare au niveau national, mais bien présente en Franche-Comté, l'E.A. peut s'avérer très grave. Une fois installée, les symptômes ne se développent que 5 à 15 ans plus tard, mais il est souvent trop tard : une seule solution, la greffe de foie, même si des traitements médicamenteux tendent à se développer.

Une étude de l'Université de Franche-Comté évalue en moyenne 14 cas nouveaux par an dans notre région, dont 2 mortels.


DESCRIPTION DU CYCLE :

Un rongeur (campagnol, etc...) se contamine en ingérant des oeufs avec sa nourriture végétale. La larve va alors se développer dans son foie et le conduire à une mort certaine.


RAT (photo de Stéphane MARX sur linternaute.com)

 

Ce rongeur, affaibli par la maladie, est mangé par un carnivore (renard, chien, chat, etc...) à son tour contaminé. Le parasite adulte s'installe dans son intestin. L'animal guérira, pourra se ré-infecter, mais surtout va libérer des oeufs infestants dans ses matières fécales.


RENARD (photo de Christian DEMUSSY sur linternaute.com)


Certains insectes
peuvent contribuer à la dissémination des oeufs.

L'homme peut se contaminer en mangeant des végétaux souillés ou par contact direct avec un chat ou un chien infecté. Une activité comme la chasse semble exposer au risque de façon plus importante.


Animal potentiellement susceptible de nous transmettre l'echinococcose alvéolaire, tant qu'elle préfèrera les souris à ses croquettes...
Précision : le lavage en machine de l'animal domestique afin de détruire les oeufs qu'il pourrait transporter dans son pelage n'est pas conseillé... "Pirouette, sors de là !"

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 19:19

Les habitants du Doubs sont les Doubistes ou les Doubiens... Les deux termes sont acceptés. Le débat est ouvert depuis bien longtemps.

Blason du département du Doubs

Certains considèrent que les Doubistes sont les habitants de la ville de Doubs (près de Pontarlier) et que les Doubiens sont donc les habitants du département du Doubs.

Les linguistes, eux, estiment que l'appellation correcte est Doubien (Doubienne) au motif que les suffixes en "iste" définissent plutôt les catégories professionnelles ou associatives. Le Petit Larousse s'est rallié à cette position depuis son édition de 1999.

En attendant, le débat est toujours chaud. Dans la presse régionale, les deux termes DOUBISTE et DOUBIEN se cotoient. Regardez les résultats de foot le lundi matin.

Nos voisin(e)s Jurassien(ne)s, Haut(es)-Saônois(es) et Belfortain(e)s, eux, n'ont pas le choix !

Autre débat : doit-on écrire le haut Doubs ou le Haut-Doubs ?

Dans le premier cas, il s'agit de la partie montagneuse du département du Doubs (le haut Doubs). Dans le second, avec majuscule et trait d'union, il ne peut s'agir que d'un département (le Haut-Doubs) qui n'existe pas !


Les habitants de Besançon sont les Bisontins,
ceux du quartier de Montrapon (à Besançon), les Rapomontois,
ceux de la ville de Pontarlier, les Pontissaliens,
ceux de Métabief, les Chats-Gris,
ceux de Brussey n'ont pas de nom,
ceux de Cult, les Cultois et les Cultoises...


Et chez vous ?

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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 11:52

Le clocher comtois est aussi appelé clocher "à l'impériale"

Origine du clocher à l'impériale : Florence, en Italie, aux 14e et 15e siècle.

Suite à la guerre de 10 ans en Franche-Comté, de 1634 à 1644, de nombreux édifices religieux ont été détruits, partiellement ou totalement. On reconstruit alors des églises au clocher à l'impériale... et ce style plait et se développe rapidement dans toute la région.

Forme : dôme bombé, à 4 faces, plus ou moins étiré en hauteur, surmonté d'un globe, puis d'une croix et d'un coq.



Clocher de PIN (70)


Couverture : au départ, il s'agissait de fer blanc, généralement remplacé depuis par des tuiles vernissées polychromes (avec des motifs très variés) ou tuiles en métal dans les endroits les plus froids, voire tavaillons (tuiles en bois).



Clocher d'ANDELARRE (70)


Nombre de clochers comtois en Franche-Comté :

Département Nbre de communes Nbre de clochers comtois % clochers/communes
DOUBS

594

257

43 %

HAUTE-SAONE

545

277

51 %

JURA

545

124

23 %

TERRITOIRE DE BELFORT

102

7

7 %

TOTAL

1786

565

35 %

Nombre de communes : Source INSEE.fr (rescensement de 1999)
Nombre de clochers comtois : renseignements glanés sur le net sur divers sites qui donnent tous les mêmes chiffres



Clocher de BRUSSEY (70)



Clocher d'AVRIGNEY (70)



Clocher de BUCEY-LES-GY (70)

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 20:44


LE-PONT-BATTANT-160640
Le Pont Battant, détruit le 16 juin 1940, contre l'avis du Maire et de la Ville. Les autorités militaires firent dynamiter les ponts dans le but de ralentir la progression des allemands. Le vieux pont gallo-romain sera remplacé par un pont à une seule arche en 1953.
Photo prise sous l'occupation par un soldat allemand. Collection Daniel Bourguignon sur Besancon.fr


BRASSERIEGANGLOFF
La brasserie Gangloff, bombardée le 16 juillet 1943.
Photo : Marcel Bidoli. Besancon.fr

Pour les jeunes (COMME MOI !) qui n'ont pas connu cette époque, la brasserie Gangloff occupait l'emplacement de l'actuel immeuble Président.



PONT-BREGILLE-060944
Le Pont Bregille détruit les 5 et 6 septembre 1944
Photo : Marcel Senger. Besancon.fr


PASSERELLE-060944
La Passerelle, détruite par les allemands le 6 septembre 1944
Photo : Marcel Senger. Besancon.fr


"A Besançon, l'espérance de la Libération se précise depuis que la 7ème Armée Américaine du Général Patch et la 3ème division algérienne sont entrées en Franche-Comté, aux tout premiers jours de septembre.

Après des affrontements occasionnels, mais violents, l'offensive de la 3ème division américaine sur Besançon débute le 7 septembre à l'aube.

Nos alliés bénéficient du concours essentiel des maquisards F.F.I.

Au soir de cette journée mémorable, Besançon est libre."

Extraits du discours de M. Hamlaoui Mekachera,
ministre délégué aux anciens combattants
à Besançon, le 8 septembre 2004


ARMEE-AMERICAINE-PLACE-REVOLUTION
L'armée américaine place de la Révolution, à Besançon.
Photo : Robert GUERIN sur Besançon.fr


88 américains,
28 F.F.I.,
29 civils,
250 soldats allemands sont morts lors de ces combats intenses,
2500 soldats allemands sont faits prisonniers.

Le Général de Gaulle visite Besançon le 23 septembre 1944.


DE-GAULLE-230944
Le Général de Gaulle se dirige vers la Préfecture le 23 septembre 1944.
Photo : Besancon.fr


Aujourd'hui, 65000 personnes visitent chaque année le musée de la résistance et de la déportation (classé dans les 5 premiers de sa catégorie en France), à la Citadelle de Besançon. Créé à l'initiative de Denise Lorach (membre d'une famille juive de Franche-Comté, déportée à Bergen Belsen en 1944 avec son fils âgé de 4 ans) et de l'ensemble des associations de déportés et de résistants francs-comtois.


Et pour terminer, prenez le temps d'écouter une des plus belles chansons du répertoire de Jean-Jacques Goldman, "Si j'étais né en 17 à Leidenstadt" (les paroles suivent) :




Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?

Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent

Si j'avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d'une foi, d'une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir : tendre une main

Si j'étais née blanc et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots ?

Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?


Et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp

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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 15:50

On ne peut pas parler du LAC DE VOUGLANS sans avoir au préalable décrit le BARRAGE DE VOUGLANS puisqu'il s'agit d'un lac artificiel... Sans retenue d'eau, point de lac !


BARRAGE DE VOUGLANS :

Double objectif : produire de l'électricité tout en régulant le cours de l'Ain, très capricieux.

1956 : Premières études, sondages.

1962 : Travaux préparatoires (routes, habitations pour le personnel du futur chantier).

1963 : Construction du tunnel de dérivation, car il a fallu détourner le cours de l'Ain pour construire le barrage. Le tunnel de dérivation est long de 225 m pour 8,5 m de large.

Juin 1964 : Début de la construction.




12 avril 1968 :
Début de la mise en eau qui va durer un an et demi. On procède lentement et on vérifie au fur et à mesure que les berges soient bien étanches. En effet, les sols calcaires de notre région nous ont parfois causé bien des surprises...

Villages engloutis : Le village du Bourget, les hameaux de Brillat et de Généria (au total 150 habitants) ont été détruits avant la mise en eau... Ni église, ni cimetière à déplacer ne se trouvaient dans la vallée.  Les histoires de clochers qui sortent des eaux les années de grande sécheresse ne sont donc que pure légende !

Chartreuse de Vaucluse se trouvait également dans la vallée : ancienne abbaye construite par des moines chartreux au 12e siècle. Cette abbaye fait aujourd'hui la joie des plongeurs, à 50 mètres de profondeur. Seul, le portail de Chartreuse de Vaucluse a été entièrement démonté et déplacé.

Sur
http://claoli.free.fr/html/chartreuse.html, vous découvrirez photos anciennes et historique de la Chartreuse de Vaucluse, ainsi que quelques descriptifs de plongée. La photo suivante en est issue.


Chartreuse de Vaucluse - Ancienne abbaye - Photo claoli.free.fr


Le portail de Chartreuse de Vaucluse déplacé - Photo Isabelle sur lameduse.org




Caractéristiques du barrage :

Hauteur : 103 m au dessus du niveau de l'Ain, 130 m sur ses fondations
Epaisseur : 25 m au pied du barrage, 6 m en crête
Longueur : 425 m sur crête




Evacuation des crues : Les 4 vannes (visibles sur les photos) permettent d'évacuer, en cas de crue, 2050 m3/seconde. L'eau chute alors dans le "bassin d'amortissement".

Vidange : Deux vannes de fond, complétées par des vannes amont, évacuent 450 m3/s.


Photo lacher d'eau : François Jacquier sur panoramio.com


Production électrique :
300 millions de Kwh/an, ce qui correspond à la consommation annuelle des deux villes de Bourg-en-Bresse et Oyonnax réunies.

Et si le barrage venait à céder ? Le plan Particulier d'Intervention est révisé tous les 5 ans. En août 2008, les estimations sont alarmantes : Si le barrage cédait, les villages les plus proches de retrouveraient sous 46 m d'eau !!! Et la place Bellecour à Lyon sous 6 m d'eau !!!



LAC DE VOUGLANS :

Volume total : 605 millions de m3 d'eau, ce qui le classe à la 3e place des lacs artificiels français (1er : Serre-Ponçon avec 1200 millions de m3, 2e : Sainte-Croix dans le Var avec 760 millions de m3).




Taille du lac :

Surface : 1600 ha
Longueur : 35 kms
Largeur : de  300 à 800 m, 450 m en moyenne
Profondeur maximale : 100 m... waouh !!!
Tour du lac par la route : environ 82 kms

Altitude : 429 m

En amont : Pont-de-Poitte (début du lac)

En aval : Vouglans et Menouille (au pied du barrage)

Alimentation du plan d'eau : essentiellement assurée par l'Ain, qui prend sa source 58 kms en amont à Conte (Jura) à 700 m d'altitude, près de Nozeroy. L'Ain ira ensuite se jeter dans le Rhône.


Photo : Source de l'Ain (Wikipédia)


Le lac de Vouglans possède 3 ports (700 anneaux au total) et 3 plages (Surchauffant, Bellecin, Mercantine). Ci-dessous, Pont de la Pyle :




Mais je vous conseille de profiter surtout des multiples belvédères, facilement accessibles, et beaucoup moins fréquentés.

Voici quelques clichés de ce lac magnifique, sauvage, aux eaux turquoises :










Site à visiter : http://www.lac-de-vouglans.com/

 

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 14:46

LE SQUARE CASTAN :

Localisation : Rue de la convention, tout au bout de la Grande Rue, juste avant la Porte Noire et en face du Rectorat.

Le Square Castan a pris le nom de l'archéologue qui a entreprit les fouilles en 1870(Auguste Castan, bibliothécaire de la ville et passionné d'archéologie).




Edifice gallo-romain du 2e ou 3e siècle qui devait être le bassin de distribution où arrivaient les eaux de la Source d'Arcier par un aqueduc. Ainsi la cité de Vesontio (ancien nom de Besançon) était alimentée en eau.

Cet édifice comporte également un hémicycle d'un diamètre avoisinant les 54 mètres, identifié par Auguste Castan comme étant les ruines du théâtre romain de Vesontio. Aujourd'hui, la fonction de cet immense hémicycle est inconnue.

Jusqu'à la Révolution française, s'élevait à cet endroit l'église St Jean Baptiste, église construite au cours du 4e siècle et détruite entre 1794 et 1797.

Le square est classé monument historique depuis 1886.



LA SOURCE D'ARCIER :

Localisation : 15 kms au Nord-Est de Besançon.
Bassin d'alimentation : la plateau de Saône-Nancray et notament les marais de Saône.


Photo : Besancon.fr


Comme nous l'avons vu plus haut, les Romains captèrent les eaux de la Source d'Arcier pour alimenter Vesontio.

En 1839, la ville de Besançon acheta ces sources et un nouvel aqueduc fut construit entre 1850 et 1854.

De nos jours, l'eau d'Arcier est traitée à la station de La Malate.

La Source d'Arcier fournit de 12.000 m3 à 14.000 m3 d'eau par jour en période normale, et 10.000 m3/jour en période sèche. Elle alimente quotidiennement 50.000 habitants en eau potable.


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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 13:20

UTINAM, la devise officielle de Besançon, signifie "Plaise à Dieu".

Elle est visible sur la fontaine de la Place Jean Cornet, sur l'école Rivotte, le Palais de Justice, le Monument aux Morts...


Place Jean Cornet


En 1815, cette devise a été remplacé provisoirement par : "Deo et caesari fidelis perpetuo" (Fidélité éternelle à Dieu et à César). Etonnant à cette époque !


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