15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 15:45

IL ETAIT UNE FOIS une grande cité que l'on appelle Damvauthier. Les habitants possèdent des champs, des vergers ; ils ont en abondance bétail, gibier et poisons fins. Ils vivent dans une oisiveté dorée et passent leur temps dans les festins et les fêtes. On peut remarquer sur la grand-place un vieillard à l'air mystérieux. On le regarde avec une curiosité mêlée de mépris.

 

"Gens de Damvauthier, enfants égarés, changez de vie pendant qu'il en est encore temps. Sinon la colère de Dieu s'abattra sur vous et vous retomberez au néant !"

 

Mais personne ne tient compte de ses avertissements.

 

C'est un jour d'hiver froid et triste. Une femme franchit les portes de la cité. Elle a l'air d'une pauvresse. Dans ses bras, elle porte un jeune enfant qui grelotte et pleure. Elle frappe aux portes, sans se lasser, des riches maisons... et reçoit de la part des domestiques les mêmes refus sans émotion et l'ordre de passer son chemin.

 

Soudain, elle voit venir un vieillard très bon, qui est le moine de Condat et qui les accueille dans sa petite cabane dans la forêt. Il les fait entrer et allume un bon feu, qui les réchauffe. Puis il apporte un morceau de pain d'orge et un bol de caillé. L'enfant se met à sourire et le vieillard le regarde avec attendrissement.

 

- Vous nous avez sauvés, dit la femme, comment pourrai-je jamais vous remercier ?

- Ne songez pas à celà, ma soeur, et reposez-vous.

 

Minuit, Damvauthier veille. Le repas s'achève et l'on apporte des boissons fortes. Le fête bat son plein : plaisir, gaité, insouciance...

 

Tout à coup, le tonnerre gronde plus violent qu'aux jours des pires orages. L'eau dans les rues monte, pénètre dans les maisons. Les plus faibles surnagent un moment puis s'enfoncent en poussant un cri.

 

Les survivants, établis sur les toits, voient l'eau qui continue de couler, à un niveau toujours plus haut. Les derniers rescapés disparaissent. Puis, c'est le grand silence. les clochers émergent un moment puis leurs croix. Damvauthier est engloutie sous les eaux.

 

Le lendemain, la femme regarde autour d'elle. Elle sort de sa cabane et observe la vallée. A la place de Damvauthier, elle voit un grand lac. Elle ne comprend pas.

 

Le vieillard s'approche :

- Ma soeur, dit-il, les gens de cette ville n'ont pas écouté les avertissements de Dieu et ils ont été punis. Malheur à qui ne porte pas secours à l'indigent ! Malheur à celui qui reste insensible aux larmes d'un enfant !

 

La femme, dès lors, vécut avec son enfant au bord de ce lac, ququel elle donna le nom de Saint-Point, son protecteur. La cabane devint quelques années plus tard une chapelle. Des pêcheurs ont raconté que leurs filets se sont accrochés aux croix des clochers de la ville engloutie. Et surtout, dans la nuit qui a suivi la Toussaint, on a pu entendre nettement, montant du fond du lac, pour rappeler aux hommes le châtiment du ciel, le glas sonné par les cloches de la cité maudite...

 

E.R 07/09/12

M. VIENNET

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 20:55

C'est déjà la rentrée... Alors, vos vacances ? Vous les avez passées où ?

 

Mais pourquoi si loin ?!?? Il y a de si beaux endroits à visiter en France :

 

PAR ICI LA VISITE !

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 21:01

ARBOIS TOUR CANOZ

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 21:07

Le Français Thibaut PINOT a remporté dimanche la 8e étape du Tour de France à Porrentruy, en Suisse, au terme de 157,5 km de course jalonnés de sept ascensions dont le Col de la Croix classé en première catégorie.

 

Le coureur de l'équipe FDJ-Bigmat, qui n'a que 22 ans et participe à son premier Tour de France, s'est imposé en solitaire.

 

 

2012 07 08 THIBAUT PINOT reuters

Reuters

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 21:41

Liquidation judiciaire du BRC prononcée en ce lundi 2 juillet 2012...

 

L'actu vue par Rodho sur macommune.info 

L'actu vue par Rodho sur macommune.info

 

 

Les plus jeunes ne s'en souviennent pas, mais ce nouveau dépôt de bilan a un étrange air de "déjà vu". L'histoire se répète : Le RCFC avait déjà déposé le bilan en 1986...

 

 

HISTOIRE : 

 

Le RCFC (Racing Club Franc-Comtois), club omnisports, est fondé en 1904 par des militaires. La section football apparaît en 1905. Le club est CHAMPION DE L'EST en 1909, 1910, 1911 et 1912. Puis vient la guerre...

 

En 1942, le Racing perd les demi-finales de la Zone Nord de la COUPE DE FRANCE contre Lille.

 

Le Club rejoint la 2e DIVISION PROFESSIONNELLE en 1945 et s'y maintiendra durant 41 saisons consécutives (un record !), jusqu'en 1986. On frôlera même l'exploit de monter en D1 en 1978 ! Mais c'est finalement Angers qui terminera 1er du groupe et accédera à la D1, Besançon termine 4e et dispute les barrages, finalement battu par le Paris FC.

 

Entre temps, le RCFC gagne la COUPE DRAGO en 1962.

 

 

1981 FOOT PANINI Besançon

Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître...

On collectionnait les vignettes de BESANCON dans les albums PANINI...

C'était le bon temps...!

 

Après une bonne saison 1984-85, Jean Michel, Président depuis un an, annonce la couleur : la montée en 1re division dans les 3 ans. Mais c'est la catastophe. Début 1986, c'est le courageux et fidèle Luc Bruder, joueur depuis 9 saisons au Club, stoppeur de l'équipe en début de saison et responsable du centre de formation, qui reprend les rênes de l'équipe pour tenter d'éviter la descente. En avril 1986, Jean Michel jette l'éponge.

 

24 Juin 1986 : premier dépôt de bilan. 

 

Anectode racontée par Luc Bruder en 1987 : "Récemment, encore un supporter m'a demandé comment nous avions fait, en quarante ans de deuxième division, pour ne jamais réussir à monter en 1re. Et vous savez ce que je lui ai répondu ? Ce qui est étonnant, ce n'est pas que nous n'avons pas réussi à monter : c'est que nous avons toujours évité la descente !...".

 

Alain Gastal : "Cette anecdote a toutes les apparences du bon sens. Chaque saison, un seul club et parfois deux montent en 1re division, tandis que trois descendent à coup sûr en 3e division. Rester 41 ans en 2ème division, c'est un record. Sans rire, c'est aussi un exploit, surtout qu'au total le RCFC a été plus souvent aux portes de la descente qu'au bord de la montée."

 

 

Le RCFC redémarre la saison 86-87 avec l'équipe réserve en D4 avec une moyenne d'âge de 19 ans et demi. Laurent MATRISCIANO marquera 12 buts mais n'empêchera pas la relégation. Un seul joueur du groupe pro est resté : Eric DIOT. L'équipe descend en DH et devient le BRC (Besançon Racing Club).

 

Renaissance : En 2003, c'est la joie à Besançon : 1er du National, Besançon remonte en Ligue 2. Le Racing est toujours là ! Allez les rouges !

 

Malheureusement, 2004 et 2005 seront des années de relégation : en National puis en CFA. Le Racing échappe de justesse à la relégation en CFA2 en 2006...

 

Nouvelle accession en National en 2009... Mais les finances du Club sont catastrophiques et le Club démarrera finalement la saison 2009/2010 en CFA. Le dépôt de bilan est proche.

 

François Bourgoin (Président) reprend les rênes du Club avec pour objectif de revenir à l'équilibre. Le Club termine 1er de CFA et monte à nouveau en national.

 

Maheureusement, avec un déficit de 500 000 euros et après le dépôt de bilan la semaine dernière, le Tribunal de Commerce a prononcé sa liquidation judiciaire en ce lundi 2 Juillet 2012...

 

Le club devrait renaitre de ses cendres mais sous un autre nom et redémarrera en Division Honneur.

 

En 1987, Michel VAUTROT écrivait : "Mon souhait le plus cher sera qu'après la FIN du FOOT, notre région retrouve rapidement LA FAIM du FOOT [...]. Dieux du Football, faites que je ne vous rejoigne sans avoir vu un BESANCON - SOCHAUX en Championnat de France de 1re Division"... C'est tout ce qu'il faut souhaiter aux amoureux du foot en Franche-Comté !

 

 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 14:18

EN PARCOURANT LA HAUTE-SAONE JOLIE

 

 

Pauvre Just

 

 

Ils ne seront pas longtemps

seuls au pré les mariés

Pauvre JUST !... chantant, riant les jeunes

Vont venir chercher ton épousée

Pour qu'elle tourne la noce

Et ne se sauve avec toi

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 14:23

EN PARCOURANT LA HAUTE-SAONE JOLIE

 

 

LA MARIEE

 

 

Sais-tu où elle va la mariée ?

Qui s'égare à la campagne le jour de ses noces !

Elle préfère, à ce diner qui n'en fini pas

Avec des gens qu'on a trop vus,

Un petit moment d'aise et de calme

Avec celui qu'elle aura toujours le temps

De trouver sot.

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 14:28

EN PARCOURANT LA HAUTE-SAONE JOLIE

 

Parmi les cerisiers en fleurs à Fougerolles, pays du Kirch :

 

 

FOUGEROLLES LE TEMPS DES CERISES

 

Au pays du kirch

Comme il est doux le temps de cerises

 

 

 

FOUGEROLLES PENTECOTE

 

Pentecôte donnera cerise au panier

et filles à marier...

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 11:08

Vous qui venez à Lip 01

 

Vous qui venez à Lip 02

 

VOUS QUI VENEZ A LIP

 

Visiteurs, amis, amies qui venez de franchir les portes de cette usine, nous hommes et femmes de LIP, nous vous souhaitons la bienvenur et nous vous remercions de cet acte de solidarité.

 

Peut être achèterez-vous des montres, un chomageopoly, d'autres objets ? En le faisant, vous aurez quelque chose en plus ! Ce "quelque chose en plus" - que nous voulons vous faire partager - c'est notre détermination. Depuis 18 mois, nous luttons collectivement pour sauver notre usine et poser en permanence le problème de l'emploi dans une horlogerie et une région menacées.

 

I) - LIP, C'EST D'ABORD 500 PERSONNES QUI FONT LE PARI DE L'EXISTENCE COMMUNAUTAIRE

 

Depuis Mai 1976, date de la seconde chute de LIP provoquée de façon délibérée par le patronnat et les pouvoirs publics, nous sommes confiants en la qualité de l'outil de travail, déterminés à vivre là où nous sommes, nous refusons de disparaitre et nous nous sommes progressivement organisés en commissions.

 

Cette organisation manifeste notre volonté :

- de sauver nos emplois

- de démontrer que LIP vit et lutte

- d'associer notre combat à celui des travailleurs et travailleuses et tout particulièrement aux chômeurs et chômeuses.

 

A ce jour 30 à 35 commissions fonctionnent. Nous ne pouvons les énumérer toutes. Nous tenons cependant à vous en indiquer les axes principaux.

 

a) les commissiones "chômage" : pour nous être chômeur c'est s'organiser collectivement. C'est aussi démontrer dans les faits la solidarité avec nos camarades. C'est pourquoi fonctionnent à LIP : un restaurant, un groupement d'achats, une bourse aux vêtements, un salon de coiffure, une garderie d'enfants, une commission d'assistance juridique et administrative, etc... Toutes ces commissions sont à la disposition des chômeurs.

 

b) les commissions artisanales : Elles sont multiples et correspondent à notre volonté de vivre, lutter et créer : chomageopoly, assiettes, chiffonnière, bimbeloterie, couture, pyrogravure, boules plastique, sérigraphie, minuterie de ménagère, objets divers...

 

c) les commissions industrielles : LIP, c'est une entreprise horlogère, et un potentiel diversifiable, en capacité d'assurer l'emploi à plusieurs centaines de peersonnes, susceptible de contribuer au développement industriel de la région. C'est pourquoi, nous avons "réactivé" ou créé les commissions suivantes : l'horlogerie, la fabrication des boites, la mécanique, le matériel médical, le transfert de technologie, etc.

 

d) les commissions de popularisation : il n'y a pas à LIP des commissions de production et des commissions de lutte. Produire comme nous le faisons, c'est pour nous LUTTER. Mais il faut "populariser cette lutte", c'est pourquoi nous avons aussi des commissions : accueil, presse, cinéma, information interne et externe, etc...

 

II) - LIP, C'EST UNE COMMUNAUTE QUI S'ORGANISE POUR REFUSER LA PSEUDO FATALITE ECONOMIQUE

 

C'est un fait, les actionnaires Riboud, Renaud-Gillet et autres qui, à une époque de relative expansion économique et dans le souci de préserver leur image de "patrons sociaux", étaient apparus comme "les sauveurs de LIP", ont de propos délibéré, détruit ce qu'ils avaient commencé d'édifier. Deux raisons à cette éttitude : la crise économique et l'extension du chômage, la volonté de faire un exemple dans le but d'atteindre la résistance des travailleurs. C'est un fait : il est nécessaire, si nous voulons que l'horlogerie demeure, de l'organiser autour d'un plan horloger et de diversification industrielle cohérent, sinon un risque existe, à terme, d'accentuer encore la crise de l'emploi dans la région.

 

 

Est-ce "l'horlogerie française" que Kelton, Seiko, Ebauche S.A. ? (et si Kelton fermait ses usines comme calà a été fait au Portugal et en Allemagne ?)

Cette réorganisation de l'horlogerie est la responsabilité des pouvoirs publics. Ils ne cessent de s'en démettre au profit des grands trusts multinationaux. Nous ne cesserons de proclamer leur responsabilité.

 

 

III) - LIP, C'EST UNE COMMUNAUTE QUI VIT ET CONSTRUIT

 

Et maintenant ? La résistance des travailleurs est grande, la dénonciation de la responsabilité des pouvoirs publics et du patronnat affirme pourtant, malgré le rapport de force développé, aucune solution n'est envisagée par les responsables.

 

Cette longue lutte provoque dans nos rangs une érosion qui pourrait, à terme, nous conduire à la dissolution...

 

Nous refusons cet aboutissement mortel.

 

Nous sommes encore nombreux (ses).

 

Notre outil de travail est "opérationnel". Nous avons donc pris la décision de le "réanimer".

 

Qu'on nous comprenne bien cependant !

 

Nous ne partons pas comme des capitalistes lorsqu'ils lancent une entreprise. Ceux-ci ont à leur disposition un plan industriel, des capitaux, un patron... Nous n'avons rien de tout celà. Nous partons d'abord de l'emploi, de la volonté de vivre dans cette usine et cette région, de la certitude que notre outil de travail est viable et, ce faisant, nous posons les premières pierres d'un édifice nécessaire à la vie de la région et de l'horlogerie.

 

Nous n'avançons pas en aveugle. Certes, nous ne possédons pas de plan, nous n'avons pas de capitaux, nous ne prétendons pas construire à nous seuls l'édifice... Mais nous avons un outil diversifié (horlogerie, micro-mécanique, mécanique, transfert technologique, matériel médical, etc...) nous avons pour nous la force de notre conviction et la solidarité active des travailleurs.

 

Toutes ces conditioons favorisent la "réanimation de l'usine".

 

Le refus de la fatalité, la résistance organisée, le goût de réussir, la capacité d'inventer, la solidarité de ceux qui nous soutiennent, contribuent à forger notre conviction que

 

LIP VIT

LA VIE ET LE TRAVAIL PEUVENT "S'INVENTER AUTREMENT"

 

La CFDT et les LIP

 

 

 

 

 

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 10:04

A ne rater sous aucun prétexte : ce soir, France 3 diffuse le téléfilm "L'été des LIP" à 20h50.

 

Ce téléfilm, tourné en 2010 en partie à Besançon : voir mon article LE TELEFILM LIP EN TOURNAGE A BESANCON... retrace l'histoire de la célèbre usine horlogère Bisontine.

 

 

A relire également : L'AFFAIRE LIP

et : LES PRINCIPAUX ACTEURS DU CONFLIT LIP

 

 

Ce film nous replonge dans un des conflits sociaux majeurs des années 1970 : En 1973, l'usine horlogère LIP de Besançon connaît des heures difficiles. Son directeur a démissionné, les caisses sont vides. Seul un repreneur suisse semble s'intéresser à l'entreprise mais il menace de licencier des centaines de personnes parmi les 1300 salariés. La grève est votée, les salaires ne sont plus versés. Face à cette mesure, les grévistes décident de travailler tous ensemble, sans patron, et de vendre eux-mêmes leur production. Une aventure incroyable démarre pour Tulipe, jeune ouvrière de 20 ans appartenant à la famille LIP, et ses collègues, engagés dans un véritable combat syndical.

 

 

La bande annonce :

 

 

 

A consulter : documents d'époque dans mon album : LIP
dont le document : VOUS QUI VENEZ A LIP
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