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Photos : encore Jeepy ! Merci...
Déplaçons nous de quelques kilomètres pour nous rendre, toujours sur la route des Lacs, au bord du Lac d'Ilay...
Sur la Route des Lacs, le lac de Narlay... pour Mathieu...
A Villers-le Lac, le Doubs a bel et bien disparu. En voici la preuve en images.
Un grand merci à Claude BINETRUY, ami de Villers-le-Lac, pour m'avoir fait parvenir ces magnifiques mais inquiétantes photos.
Mais, les Villeriers (habitants de Villers-le-Lac) ont connu pire. Voici, à titre de comparaison, un cliché de 2009 et une vieille photo de 1906 !!!
"1906 : la sécheresse du siècle (dernier), référence centenale car de mémoire de Villériers (mais il n'y en a plus guère pour s'en souvenir...) le Doubs n'a
jamais été aussi bas qu'à cette époque !"
PREMIERS FLOCONS :
Les premiers flocons sont tombés samedi matin (17 octobre) sur le Haut-Doubs... Heureusement, ils ne sont pas encore abondants... Heureusement pour les Haut-Doubistes ou Haut-Doubiens (voir
l'article LES DOUBISTES OU
LES DOUBIENS, dans la rubrique GRANDS DEBATS) qui ont déjà subi un hiver très long et rigoureux et long et rigoureux et long............. l'an
dernier : sous la neige du 17 novembre 2008 jusqu'à la mi-avril 2009, ils ont sans doute rêvé du réchauffement de la planète !!!
BILAN SECHERESSE :
En ce mois d'Octobre, il est tant de dresser un petit bilan de l'année 2009 : pluies déficitaires, températures supérieures à la moyenne... l'année fût
très sèche en Franche-Comté : les nappes phréatiques sont au plus bas.
En témoignent ces quelques clichés :
J'ai visité la Grotte des Planches vers Arbois courant août : le torrent qui innonde habituellement la grotte était à sec :
Un peu plus loin, la cascade des Tuffes était également très loin de son débit normal :
Ci-dessous, la cascade de Baume-les-Messieurs presque à sec :
Les 3 clichés ci-dessous illustrent la sécheresse du Doubs. Villers-le-Lac et le Saut du Doubs à sec :
(Source : pleinair.net)
(Source : pleinair.net)
(Source : pleinair.net)
Souvenez-vous du Saut du Doubs en période normale :
Comme nous l'indiquait Dupdup dans un précédent commentaire, il faudra plusieurs hivers très pluvieux pour remonter le niveau des nappes, sachant que celles-ci ne
peuvent se reconstituer que pendant l'hiver. A partir de mars, la pluie tombée est absorbée par la végétation.
DEJA 40 CM A PREMANON !
En attendant, si vous avez écouté France Bleu Besançon aujourd'hui, vous avez appris que la station de Prémanon vient d'ouvrir une piste de ski de 1km : 40 cm d'épaisseur de neige
permettent aux skieurs impatients de débuter leur saison. La Franche-Comté vient de réussir une première nationale : stocker 7000 m3 de neige (artificielle) à 1200 m d'altitude sous une
couche d'écorces et de copeaux de bois au printemps dernier, et en récupérer 5000 m3 après l'été. Cette technique vient des pays scandinaves.
Petite histoire de la Franche-Comté...
En août 1901, l'usine PERNOD à Pontarlier est frappée par la foudre. Un incendie ravage l'usine et une grande quantité de boisson anisée se
déverse alors dans le Doubs.
Dès le lendemain, les riverains de la Loue découvrent avec stupeur que leur rivière sent l'anis...
On savait déjà que le Doubs était alimenté par la Loue, puisque celle-ci se jette dans ses eaux près de Tavaux dans le Jura, mais c'est ainsi qu'on a découvert que la Loue était alimentée en partie par le Doubs.
On sait aujourd'hui plus précisément qu'il s'agit de pertes peu après Pontarlier, vers Arçon.
A propos d'Arçon (25300), rappelons que ses habitants sont les Cailleux et les Cailleuses.
La Source de la Loue (Photo :
Chantal Bernazeau sur linternaute.com)
Pour en savoir plus sur le Doubs, voir LE DOUBS (la rivière), rubrique L'EAU EN FRANCHE-COMTE.
Prochainement, un article sur la Loue... à suivre.
Le Doubs prend sa source à 945,50 m d'altitude à Mouthe (département du Doubs, 25), commune réputée
la plus froide de France.
Le repère IGN sous la source est côté à 944,932 m. La source du Doubs est située à 945,50 m, alors que de nombreux manuels vous la signale à 937 m ! (Merci à
JESA pour ces précisions).
Le Doubs, de sa source à sa disparition dans la Saône, parcourt 458 km alors que les deux points ne sont séparés que de 90 km environ à vol d'oiseau. Rivière
capricieuse ? Indécise en tout cas !
Le parcours du
Doubs sur wikipedia
Tout d'abord mince cours d'eau, le Doubs part en direction du NORD-EST,
Le Doubs quelques kms après sa source (Photo : Lumixare sur fond-ecran-image.com)
Il parcourt environ 20 km avant de traverser les lacs de Remoray et Saint-Point,
Lac
de Remoray et lac St Point dans le fond (Photo : Webmaster FEI sur fond-ecran-image.com)
Lac St Point gelé en hiver (Photo : Monique.t sur fond-ecran-image.com)
Lac St Point gelé en hiver (Photo :
linternaute.com)
Il traverse ensuite Pontarlier, puis le village d'Arçon, où ses pertes iront former la Loue,
Comment a-t-on découvert que la Loue était une résurgence du Doubs ? Pour en savoir plus : LA LOUE, RESURGENCE DU DOUBS
ET AFFLUENT DU DOUBS ! rubrique HISTOIRE.
Le Doubs à
Pontarlier (Photo : linternaute.com)
Montbenoît puis Morteau (le Saugeais),
Le Défilé d'Entreroches
Le défilé
d'Entreroches en hiver (Photo : cancoillotte.net)
Villers-le-Lac...
A cet endroit, il devient frontière naturelle entre la France et la Suisse. Il traverse le lac de Chaillexon et le Lac des Brenets,
Le lac des Brenets (Photo : vanil.noir photostream sur flickr.com)
Les Bassins du Doubs (Photo : Virginie Buron sur linternaute.com)
Le Doubs se présente alors sous son aspect le plus spectaculaire, le Saut du Doubs...
spectaculaire chute de 27 mètres...
Le Saut du Doubs (Photo de
moi...)
Le Saut du Doubs
(Photo : Jérémy Bourdin sur linternaute.com)
Le Saut du Doubs en hiver (Photo : Josette Guillaume sur linternaute.com)
Il traverse ensuite de magnifiques canyons...
Les canyons du Doubs
(Photo : Samuel Wernain sur linternaute.com)
avant d'être retenu par le barrage du Chatelot (production d'électricité).
Le Barrage du
Chatelot (Photo : wikipedia)
Le Barrage du
Chatelot (Photo : Josette Guillaume sur linternaute.com)
De nombreux belvédères offrent une vue de toute beauté.
A Clairbief, la rivière entre en Suisse et file toujours tout droit au Nord-Est jusqu'aux environs de Saint-Ursanne (à mi-chemin entre Porrentruy et Delémont).
Ste-Ursanne en
Suisse (Photo : Spidyjerry sur fond-ecran-image.com)
Après cette incursion en Suisse voisine, la rivière repique alors vers l'Ouest pour rejoindre la France, et continue dans cette direction jusqu'à
Saint-Hyppolite,
une dernière hésitation, la rivière prend la direction du Nord jusqu'aux abords de Montbéliard où elle accueille les eaux du Dessoubre,
puis fait volte-face pour filer tout droit au Sud-Ouest en direction de L'Isle-sur-le-Doubs, Baume-les-Dames, Besançon et Dole.
La Vallée du
Doubs entre Deluz et Laissey (Photo : wikipedia)
Besançon et la boucle du Doubs (Photo : Phil The WebSurfer sur flickr.com, mais je ne suis pas sûre qu'elle soit de lui !)
Le Pont Battant et les quais (Photo : Phil The WebSurfer sur flickr.com)
Canards au
soleil (Photo : Gipe 25 photostream sur flickr.com)
Dole et
sa collégiale (Photo : Gipsy34 sur fond-ecran-image.com)
Le Doubs à Dole (Photo : wikipedia)
La rivière accueille ensuite la Loue, avant d'aller se jeter dans la Saône (elle-même affluent du Rhône) à Verdun-sur-le-Doubs (Département de la Saône-et-Loire, 71).
Verdun-sur-le-Doubs, centre du bourg, le Doubs (Photo : wikipedia)
Verdun-sur-le-Doubs, confluent du Doubs (à droite) et de la Saône (à gauche)
(Photo : wikipedia)
Source du Doubs (Photo :
wikipedia)
Le Doubs à Mouthe (Photo
: la Fan Belfortain sur fonds-ecran-image.com)
Nans-sous-Sainte_Anne (25) à quelques kms de Salins-les-Bains, hier après-midi... La Franche-Comté est belle, même en hiver (je me répète !). Magnifique
balade. Vous pouvez y découvrir :
La reculée de Nans-Sous-Ste-Anne :
Reculée de Nans-sous-Ste-Anne (photo : Eric Jourdan)
La source du Lison (résurgence) et sa cascade :
La source du
Lison
Ici, nous sommes juste au
dessus de la chute
Toujours au dessus de la chute,
mais en regardant en bas
Le creux Billard, gouffre d'effondrement :
Le creux Billard, tout est calme...
en attendant la prochaine crue !
La grotte Sarrazine : cathédrale de pierre de 100 m de hauteur et 30 m de large et son torrent imprévisible, le bief
Sarrazin (bief signifie cours d'eau temporaire dans la région) :
La grotte
Sarrazine
La grotte Sarrazine, d'un peu
plus près
La grotte Sarrazine, nous
sommes sous la voûte, 100 m de plafond, impressionant !
En été, vous pouvez traverser en sautant sur les rochers et vous rendre dans la grotte à pieds secs
Quelques kms plus haut, sur le plateau, le pont du Diable :
Le pont du Diable
Le Pont du Diable : l'eau passe
60 mètres plus bas
Pour résumer et faire simple, l'eau qui alimente la source du Lison passe par différents chemins, alors qu'elle provient du même bassin d'alimentation à l'origine. Toutes les eaux du plateau finiront dans le Lison, qui ira ensuite alimenter la Loue, rivière tout aussi capricieuse.
En période sèche, la grotte Sarrazine ne laisse passer qu'un mince filet d'eau. Le creux Billard n'est qu'un trou ou l'eau semble dormir. La source est alimentée par le
Lison-souterrain.
En période de crue, il n'est plus possible de s'approcher de la grotte Sarrazine (qui fait office de "trop-plein"). Le Lison-du-haut, ruisseau aérien temporaire, forme une gorge, passe sous le pont du Diable, puis après une chute de 100 m tombe dans le creux Billard. Par une énorme perte au
fonds du creux Billard, l'eau s'en va rejoindre le Lison-souterrain pour réapparaître à la source du Lison 30 mètres plus bas...
Un tragique accident a confirmé cette thèse il y a quelques années : une jeune fille s'est noyée lors d'une visite au creux Billard. On a retrouvé son corps 8 jours après en aval de la
source.
Impressionnant parcours, pourtant banal en Franche-Comté, région calcaire où l'eau se fraye un chemin au fils des siècles !
Et pour finir, en bonus... le creux Billard en période de crue :